Un esprit sain dans un corps de sain

Chaque fois que je rencontre des difficultés qu’elles soient professionnelles ou personnelles, c’est le sport qui m’aide à les surmonter. J’ai toujours fait du sport, d’autant plus depuis ces 5 dernières années, et cela m’a toujours permis de garder un équilibre entre ma « dépense mentale » et ma « dépense physique ».
En parallèle de mes activités professionnelles actuelles, je suis également coach de volley-ball. J’encadre des jeunes, essentiellement des jeunes filles, de 7 à 17 ans. Au-delà de leur permettre de se dépenser entre copines chaque semaine, j’essaye de leur transmettre les valeurs que le sport représente : l’esprit d’équipe, le dépassement de soi, le courage… J’aime les aider à repousser leurs limites, et les voir évoluer d’années en années. Parfois, souvent même, j’endosse le rôle de grande sœur et je les aide à regagner confiance en elles et à croire en leurs capacités. Enseigner le sport, ce n’est pas seulement leur apprendre la technique mais c’est aussi leur former un mental pour pouvoir affronter les études supérieures, les préparer pour leur premier emploi, et même affronter les premières déceptions amoureuses, essuyer les premiers échecs.
Je trouve ce métier très complémentaire avec celui d’ingénieure en informatique dans le sens où il en est totalement l’opposé puisque c’est un métier très humain – et avec des adolescentes, ce n’est pas facile tous les jours ! -, où on doit être capable d’encadrer un groupe, de faire preuve de pédagogie et d’imagination pour créer de nouveaux exercices et de nouvelles mises en situation. Et cela me permet de me dépenser chaque jour ! Entre les entraînements que je coache et mes propres entraînements, il ne me reste plus beaucoup de soirées de libres certes, mais c’est ainsi que j’ai trouvé mon propre équilibre.

Je ne dis pas qu’il est important que tout le monde fasse autant de sport que moi, cependant je sais à quel point c’est important pour la santé, pour le mental et pour le développement des enfants.
Aujourd’hui, il est de plus en plus courant qu’un enfant qui rentre en classe de CP (soit environ 6 ans), ne sache pas sauter à cloche pied. Il est passé où le temps où on jouait à la corde à sauter et à la marelle dans la cour de récré ? Chaque année, des enfants de 6 à 8 ans débutent à l’école du volley et ne possèdent aucune coordination car ils n’ont jamais été habitués à ça. A 8 ans, il apprennent très vite, ce qui fait que petit à petit ils parviennent à réaliser des exercices de plus en plus complexes, par extension à comprendre des consignes de plus en plus élaborées, et on leur donne réellement le goût du sport tout simplement. Cela fait plaisir de les voir satisfaits de leurs nouvelles réussites. Dans les écoles, le sport est de moins en moins représenté, particulièrement avant le collège où aucun créneau n’est exclusivement réservé à une pratique sportive, à croire que l’éducation nationale ne mesure pas l’importance de ces heures pour le développement des enfants. D’autant plus que toute famille ne peut pas s’offrir le luxe d’inscrire ses enfants dans des clubs sportifs, certains n’ont pas non plus conscience de l’importance de ces activités extra-scolaires. Quand je parcours des forums de parents d’élèves qui réagissent sur la réforme du BAC, certains sont choqués que les cours d’EPS (Education physique et sportive) soient toujours présents dans le tronc commun, je ne peux qu’être moi-même bouche bée devant ces propos. Alors l’argument des parents est celui que tous les élèves ne sont pas sur le même pied d’égalité du fait que certains soient en surpoids tandis que d’autres sont « fit ». Les notes seraient donc proportionnelles à la forme physique et la notation ne serait pas juste. Alors, à tous ces parents, sachez que cette note a un coefficient tellement faible dans le BAC général que cela ne changera pas l’avenir de votre enfant, mais par contre cela le protégera des maladies chroniques. Il est reconnu qu’une activité physique quotidienne permet de diminuer le risque de maladies cardio vasculaires, de diabète, d’obésité, de certains cancers, mais aussi de l’ostéoporose ou encore de la dépression. De plus, si le professeur note le niveau de l’élève et non son niveau d’implication dans la discipline lorsqu’il s’agit de sport c’est qu’il n’a pas compris son métier. L’objectif n’est pas de les dégoûter mais de savoir évaluer leur niveau en début d’année, leur fixer des objectifs réalisables et mesurables et les noter sur cette progression. Par ailleurs, sachez que dans toutes les matières, certains élèves ont plus de facilités que d’autres, c’est ainsi, c’est la nature et on ne peut rien faire contre. Cependant, on peut éduquer nos enfants et leur donner les clés pour qu’ils s’épanouissent au mieux et dans tous les domaines. La participation aux activités physiques chez un enfant dès l’âge de 8 ans les aide à développer leur autonomie et leur intégration dans la société. Il est de la responsabilité des parents et de l’éducation nationale d’aider les enfants à pratiquer un sport. Il est possible de débuter le sport dès l’âge de 6 ans, et la tranche d’âge la plus sensible à la découverte d’un sport correspond aux  enfants de 8 à 10 ans. A cet âge là, pas besoin de réfléchir au sport dans lequel l’enfant pourrait devenir champion du monde, mais plutôt simplement au sport qu’il aimerait pratiquer. Je recommande de choisir son sport également en fonction du coach et du feeling qu’il a avec votre enfant. L’objectif n’est pas de le dégoûter mais au contraire de lui offrir une première approche du sport qui soit agréable.

Dans le milieu professionnel, la pratique du sport est également essentielle, et elle est pourtant souvent très mal perçue. Quand on part du travail dès 18h avec son sac de sport sur le dos, nos collèges nous jugent et se demandent comment on fait pour réussir à partir aussi tôt. La culture du sport « santé » est encore très peu partagée, en tout cas dans le milieu des cadres. Je ne vois pas le sport comme une dépense d’énergie, mais plutôt comme un gain. Il m’arrive très souvent d’être sur le terrain, en train de m’entraîner, je suis à fond et pourtant il me vient une idée pour résoudre mon problème sur une étude. Je pense que quiconque, même débutant, pratiquant une activité physique bien encadrée y trouvera des bienfaits et qu’il observera également une amélioration de ses performances dans son activité professionnelle. Le sport, de ma vision, c’est se dépenser physiquement pour emmagasiner de l’énergie qui sera disponible pour activité mentale.
Pratiquer le sport entre collèges peut également être une très bonne idée pour s’y mettre ou s’y remettre. Commencer par y consacrer rien qu’une pause déjeuner c’est déjà très bien, mais quoi qu’il arrive, ceux qui disent « Je n’ai pas le temps » ce sont ceux qui ne réalisent pas encore que consacrer ces heures à ce type d’activité vous permettra d’en gagner sur le long terme. Il faut le voir comme un investissement.

Là-dessus je vous laisse prendre le temps d’aller vous dépenser,
Dans l’attente de vous lire,
Claire

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