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Ikigai – réflexion personnelle

Ikigai – réflexion personnelle

Pendant plusieurs mois, j’ai occupé un poste qui me demandait chaque jour un peu plus d’agir en tant que responsable d’équipe. Ce rôle je l’ai obtenu petit à petit … de plus en plus de missions m’ont été confiées, qui m’ont donc amenée à réaliser les tâches d’un manager. Cela m’a plu, j’ai un leadership naturel, une facilité à m’exprimer et une certaine appétence pour l’organisation et la planification. Finalement l’équipe m’a mise à la place où je devais être naturellement.

J’ai obtenu ma légitimé par l’action et non par la nomination.

Mon responsable hiérarchique lui-même voyait en moi un énorme potentiel et était vraiment heureux du travail que je produisais.
Sauf que, j’ai pris la place de quelqu’un. Et ce n’est pas dans mon caractère d’écraser les autres. J’ai donc très rapidement mis un frein à cette évolution en faisant part à mon manager de mon inquiétude à son sujet.
J’ai essayé, de moi-même de le former au rôle que je jouais, j’ai passé plusieurs heures par jour, pendant plusieurs mois, à lui expliquer ce qu’il devait faire à son poste, mais j’ai fini par abandonner. Je pense que c’était ce jour où il m’a confié qu’il avait accepté ce poste pour les mauvaises raisons et que faire des plannings, encadrer une équipe, il détestait ça et que tant que j’étais là alors il ne voyait pas de raisons pour lesquelles il ferait son travail.
Pourquoi aurait-il dû réagir ? Parce que j’assumais le travail de plusieurs personnes chaque jour, que mes horaires étaient de plus en plus conséquents, et que face à la qualité de travail attendue on avait besoin de lui à son poste.
Je pense que c’est ce jour-là que j’ai décidé de partir : le jour où j’ai compris que tant que je serai là rien ne changerait.

La vraie question est comment en suis-je arrivée là : la réponse est simple, parce que l’équipe en avait besoin. Il n’y avait pas d’organisation particulière avant mon arrivée. Il n’y avait pas de vue d’ensemble ou de stratégie. La connaissance elle-même n’était pas tracée. La première action que j’ai menée à mon arrivée a été de m’autoformer. J’aime apprendre. On m’a laissé deux semaines en quasi totale autonomie. J’ai donc eu le temps d’analyser l’équipe, l’organisation, de chercher la connaissance ainsi que d’écrire les documents de spécifications techniques et fonctionnelles. Il se trouve que je travaillais dans une équipe en charge de 2 applications. Pour aucune d’entre elles, la connaissance commune de l’équipe n’était tracée dans aucun document. J’ai donc rédigé le « wiki », aujourd’hui référence pour toutes les problématiques que nous rencontrons ainsi que pour les solutions/procédures connues pour les résoudre.
Cela semble couler de source, mais finalement je me rends compte autour de moi que ce n’est pas le cas. Encore une fois, j’ai été déçue de ce que j’ai vu.

Finalement j’ai poussé plus loin la réflexion et j’ai cherché ce qui faisait en moi que je me suis retrouvée dans cette situation. J’ai donc fait depuis quelques semaines un travail d’introspection et je pense pouvoir dire que c’est ma personnalité, mes valeurs, mes compétences qui ne sont pas adaptées à ce type de poste. Naturellement, lorsque j’arrive dans une équipe, je m’intègre et m’adapte très rapidement. Je parviens également en quelques heures seulement à analyser chaque personne pour déterminer la place qu’elle occupe en son sein. J’ai également une certaine facilité à fédérer une équipe, ce qui me vient peut-être de mon expérience dans le milieu sportif. Ma proactivité m’amène alors à aller encore plus loin que les tâches qui m’incombent réellement. Je pousse à l’amélioration continue avec comme nul autre objectif d’aider l’équipe dans son travail quotidien et permettre de manière générale à atteindre nos objectifs communs. Cependant, de par mon dépassement permanent et mon implication aussi forte dans l’entreprise, je suis un virus pour l’équipe. Pourquoi ? Simplement parce qu’à cause de moi, certains de mes collègues peuvent être amenés à se sentir incompétents, peuvent être découragés, et alors ne plus chercher à assumer leur taches puisqu’ils savent que quoi qu’il arrive, je serai là pour les faire.
Je ne suis pas adaptée à la société. Je suis en marge, et j’en suis bien plus heureuse depuis que j’en ai conscience.
La seule solution que j’ai pour réussir à rester à un poste, est de ne pas faire de vagues et de me contenter de faire le travail que l’on me demande. Malheureusement je n’en suis pas capable, et c’est pour cela que je ne pense plus pouvoir travailler en entreprise.

La semaine dernière je te disais qu’il était important de comprendre ses valeurs & ses talents pour déterminer vers quel type de métier s’orienter. Je t’annonce donc que j’ai trouvé mon Ikigai. Si je devais le synthétiser en quelques lignes cela donnerait ça …

J’aime aider les autres, je suis une personne très empathique mais également intuitive et créative. J’ai besoin de me sentir utile. Je possède un leadership naturel qui me permet de facilement fédérer une équipe.
J’ai besoin de connaître personnellement les membres de mon équipe afin de comprendre leurs besoins et les aider à s’épanouir. Je suis très proactive et autonome. Cette réflexion m’amène à penser que je m’épanouirai bien plus dans une équipe de petite taille où la proactivité est valorisée et dans laquelle ma mission quotidienne serait d’accompagner les gens dans leur épanouissement.
Ce poste est en accord avec mes valeurs, fait appel à mes compétences et mes talents, et le monde en a besoin. Je vais réussir à être rémunérée pour ça. 😊

Cette réflexion a plus que confirmé mon projet entrepreneurial sur lequel je travaille chaque jour. J’ai vraiment hâte de te parler de tout ce qui arrive !
Tu remarqueras déjà que désormais ce site a changé d’adresse et se nomme Bright Future. (Oui oui, je n’en suis pas peu fière ! 😉 )

Je t’invite également à me suivre sur mon compte Instagram @clairebrightfuture afin de suivre les publications de mes articles ainsi que les événements à venir !

Je t’invite à réaliser le même travail que moi, à trouver ta raison d’être et à tout me raconter dans les commentaires,
Dans l’attente de te lire,
Claire

Ikigai – Trouver sa raison d’être

Ikigai – Trouver sa raison d’être

Chaque jour, j’entends une personne de mon entourage se plaindre de sa situation. Il se sent démotivé, il ne se sent pas à sa place que ce soit dans ses études ou dans son job. Il ne sait pas s’il ne devrait pas radicalement tout changer du jour au lendemain. Il me dit qu’il réalise qu’il n’est pas pleinement épanoui dans ce qu’il fait mais qu’il ne sait pas du tout vers quelles études ou quel métier se tourner ! (Oui oui je t’assure, au moins une fois par jour j’entends ça !)

Reconnaître que nous ne nous sentons pas bien dans notre quotidien malgré l’absence apparente de problème est un premier pas vers le changement.

Maintenant, comment savoir le chemin à suivre ?

Il y a quelques semaines, j’ai entendu parler de l’Ikagai, une méthode japonaise pour aider à la prise de décision. Cette méthode permettrait de trouver sa « raison d’être ». La « raison d’être » ou « raison de vivre » c’est simplement définir pourquoi tu te lèves le matin.

  • Est-ce pour pouvoir aller à ton cours de sport à 18h ?
  • Est-ce pour aller retrouver tes amis ?
  • Ou est-ce simplement parce que des gens comptent sur toi ?

L’Ikagai est là pour t’aider à définir ce qui te rend heureux. Elle permet de faire sens entre tes objectifs personnels et professionnels. Il s’agit donc de répondre à seulement 4 questions :

  • Qu’est-ce que tu aimes ? A mes yeux cette question rejoint celle de la définition de tes valeurs. Le professeur Shalom H. Schmartz et ses collègues ont identifié 19 valeurs fondamentales. De nombreux tests en ligne permettent également de découvrir ses valeurs. Je t’invite à faire celui-ci que j’ai beaucoup apprécié et que j’ai trouvé pour ma part très bien refléter mon profil ! 🙂
Les 19 valeurs fondamentales selon Shalom H. Schmartz
  • Quel est ton talent ? Tu as forcément quelque chose dans lequel tu es doué. Il faut chercher dans son quotidien les petites remarques de son entourage comme « Wahou tu dessines si bien ! » ou « Wahou mais tu as si bien organisé cette soirée ! » …. Bref, des talents tout le monde en a au moins un, j’aurais tendance à conseiller de multiplier ses expériences, accepter le maximum d’opportunités afin de pouvoir les découvrir ! 🙂
  • De quoi le monde a besoin ? En gardant en tête les réponses apportées aux questions précédentes, il faut trouver un problème, si possible que tout le monde rencontre dans sa vie (là c’est l’idéal !) et que tu aimerais résoudre et dans lequel tu as un talent naturel. Alors bien sûr répondre à cette question ne se fait pas en quelques secondes. Cela nécessite une réflexion sur le long terme. Si tu ne te sens pas l’âme d’un entrepreneur, alors peut-être que la solution pour toi est simplement de chercher des entreprises dont les valeurs correspondent à celles que tu as déterminées à l’étape une et qui proposent un poste dans lequel tu pourras exprimer ton talent ! 🙂
  • Enfin, qu’est-ce qui va te permettre de gagner de la thune ? Alors si les trois points précédents ont été validés et que tu ne parviens pas à être payé c’est que tu es un loooooser 😉
    Ou alors que tu as besoin de confiance en toi pour devenir une entrepreneure badass et que venir participer au bootcamp Heroyn pourrait t’être d’une très grande aide ! 😄

Ce qu’il faut retenir de cet outil c’est bien que les 4 dimensions sont complémentaires et nécessaires. J’aurais cependant tendance, pour faciliter ta quête d’avenir, à te conseiller de répondre aux questions dans l’ordre que j’ai proposé. Trouver ce que l’on aime, reste un prérequis à toute réflexion, que ce soit lors de son choix d’orientation scolaire ou professionnel. Malheureusement, ce n’est actuellement pas la première question que l’on se pose, et j’aurai presque tendance à dire que nombreux sont ceux qui commencent par chercher une voie qui est « bien payée ». 😛

Maintenant, à toi de trouver ton Ikigai ! 😄

Je te laisse me raconter tout ça dans les commentaires,
Dans l’attente de te lire,
Claire

Qu’est-ce que la réussite ?

Qu’est-ce que la réussite ?

C’est un concept qui est aujourd’hui beaucoup trop souvent associé au prestige. Mes parents pensent que j’ai « réussi dans la vie » parce que j’ai eu mon diplôme d’ingénieur et un CDI à 22 ans. Et moi, depuis que j’ai atteint ce but ultime aux yeux de mes parents, je commence enfin à me poser les bonnes questions.
Jusque là ce qui m’inquiétait le plus était qu’ils soient fiers de moi. Aujourd’hui, je souhaite juste être heureuse, et mon bonheur même s’il est dépendant du leur, résulte avant tout de mon quotidien.
Aujourd’hui, j’ai 24 ans, j’ai tenu 2 ans en tant qu’employée, et j’ai décidé que c’était fini. J’ai essayé de me battre, je me suis vraiment donnée, mais je m’ennuie, ça ne va pas assez vite, il y a trop de process, je suis fatiguée mentalement de cet état d’inertie.

« Tu ne peux pas avoir mon intelligence et ma soumission »

Cette phrase vient des podcasts de l’Ascenseur corpo. Elle énonce une vérité que les entreprises d’aujourd’hui n’ont pas comprise : si tu souhaites être en mesure d’encadrer des ingénieurs avec une certaine « ingéniosité », il est nécessaire de leurs laisser cette marge de manœuvre afin qu’ils puissent exposer leur vision.
Aujourd’hui, on ne nous laisse pas la place pour nous exprimer, on ne nous demande que d’exécuter. Cela rejoint mon article dans lequel je dénonce l’émergence d’un nouveau statut que j’appelle « technicien de luxe ». Ce n’est pas péjoratif, c’est uniquement une façon de qualifier les ingénieurs ayant un poste de techniciens avec un salaire de cadre.
Alors heureusement pour moi, en parallèle de mes deux premières expériences j’ai continué à apprendre plein de choses passionnantes. Je suis devenue coach de volley-ball, développeuse en informatique en partant d’un cursus d’ingénieur en matériaux, et même actuellement entrepreneuse. Je suis ce que l’on peut appelée une « slasheuse ».
Pourquoi je suis devenue tout ça à la fois ? Tout simplement parce que je ne me vois pas du tout avoir une carrière toute tracée et faire le même job jusqu’à ma retraite. Et je pense vraiment que nous sommes de plus en plus nombreux à avoir cette envie de non-linéarité. Je n’ai pas de plan de carrière prédéfini, j’essaye juste de suivre mes passions du moment, de saisir les opportunités qui se présentent à moi, tout en essayant d’apprendre chaque jour de nouvelles choses.
Dans le monde du travail actuel, on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait. Les compétences que tu devras utiliser dans ton job dans 20 ans n’existent peut-être même pas encore aujourd’hui !
Quand on y pense, il y a 20 ans, Instagram, Linkedin, WordPress, n’étaient pas encore nés, c’était déjà très bien de savoir utiliser Word et Excel. Alors c’est très difficile pour les écoles de former sur des technologies parce qu’au fond ça évolue trop vite…

La clé réside donc bien dans le fait d’être capable de s’adapter, de rester à l’affût des nouveautés et donc d’être capable de s’auto-former tout au long de sa vie. La meilleure école aujourd’hui ce n’est donc pas celle qui va t’apprendre à utiliser le dernier framework à la mode qui sera has-been d’ici quelques mois, mais plutôt celle qui va t’apprendre l’autonomie, l’auto-apprentissage et t’inculquer des méthodes te permettant au mieux d’évoluer tout au long de ta vie. 
Aujourd’hui en France, les chiffres sont clairs, 54 % des Français se disent démotivés et désengagés au travail. Comment peut-on observer cela sans souhaiter faire changer les choses alors que nous savons pertinemment que la clé de la productivité reste la motivation des employés ?

« En quoi consiste l’aliénation du travail ?

D’abord dans le fait que le travail est extérieur à l’ouvrier, c’est-à-dire qu’il n’appartient pas à son essence, que donc, dans le travail, celui-ci ne s’affirme pas, mais se nie, ne se sent pas à l’aise, mais malheureux, ne déploie pas une libre activité physique et intellectuelle, mais mortifie son corps et ruine son esprit.
En conséquence, l’ouvrier n’a le sentiment d’être auprès de lui-même qu’en dehors du travail, et, dans le travail, il se sent en dehors de soi. Il est comme chez lui quand il ne travaille pas et, quand il travaille, il ne se sent pas chez lui. Son travail n’est donc pas volontaire, mais contraint : c’est du travail forcé. Il n’est pas la satisfaction d’un besoin, mais seulement un moyen de satisfaire des besoins en dehors du travail. Le caractère étranger du travail apparaît nettement dans le fait que, dès qu’il n’existe pas de contrainte physique ou autre, le travail est fui comme la peste. Le travail extérieur, le travail dans lequel l’homme s’aliène, est un travail de sacrifice de soi, de mortification. Enfin, le caractère extérieur à l’ouvrier du travail apparaît dans le fait qu’il n’est pas son bien propre, mais celui d’un autre qu’il ne lui appartient pas lui-même mais appartient à un autre… L’activité de l’ouvrier n’est pas son activité propre. Elle appartient à un autre. elle est la perte de soi-même ».

Marx, Manuscrits de 1844.


Karl Marx, dès 1844 avait conscience qu’il était nécessaire qu’un ouvrier se reconnaisse dans son travail.
De mon point de vue, le monde de l’entreprise actuel est en train de vivre une véritable transition. On voit deux catégories d’entreprises se différencier : les grands groupes VS les startups avec le mode « Google ». 
Les grands groupes sont toujours bloqués avec une mentalité d’aliénation du travail. Quand on interroge leurs employés, on réalise que leur travail est avant tout alimentaire. Ils aimeraient bien faire autre chose mais ils ont actuellement une situation qui leurs permet de gagner un salaire confortable sans faire des horaires excessifs, ils ont même parfois gagné une journée de télétravail dans la semaine : ils s’en contentent. Mon papa me dit souvent « La grenouille dans la rivière, ne connaît pas l’océan » et je pense que c’est la plus belle citation qui permet d’illustrer cette image : les employés des grands groupes ne réalisent pas les conditions de travail auxquelles ils pourraient accéder dans de plus petites structures.
Le mode « startup » ce n’est pas, comme les gens le croient, chercher à faire bosser les employés le plus de temps possible. C’est avant tout leurs permettre d’avoir un réel impact dans l’entreprise, les impliquer à 200%. Et cela passe par des open-spaces décorés avec du mobilier approprié pour favoriser la créativité, une prise en compte de la vie privée des salariés et de leurs contraintes, une confiance en eux pour leurs permettre de s’auto-gérer. 
Un ami m’a fait une magnifique métaphore : je lui expliquais que j’étais incapable de ne pas être à 200% engagée dans mon travail sinon je ne parviens pas à mettre suffisamment de bonne volonté et ma productivité chute drastiquement. Il m’a dit que c’était normal, que c’est exactement comme si on te demande de faire du lèche-vitrine, mais qu’à aucun moment tu n’as le droit de rentrer dans la boutique pour toucher, essayer les vêtements.
Et bien moi je vis mon job exactement de la même façon : si tu ne m’impliques pas à 200% dans ton processus de création alors je ne serais pas en mesure de donner le meilleur de moi-même. Encore une fois, « tu ne peux pas avoir mon intelligence et ma soumission ».
Les grands groupes, faute de changement et d’innovation, vont donc je le crois perdre en popularité dans les années à venir. Je pense que nous sommes réellement sur le point d’observer une « révolution » du monde du travail. Et j’espère que face à tous ces changements, les écoles sauront évoluer et s’adapter.

Je vous laisse me donner vos points de vue dans les commentaires,
Dans l’attente de vous lire,
Claire

Un esprit sain dans un corps de sain

Un esprit sain dans un corps de sain

Chaque fois que je rencontre des difficultés qu’elles soient professionnelles ou personnelles, c’est le sport qui m’aide à les surmonter. J’ai toujours fait du sport, d’autant plus depuis ces 5 dernières années, et cela m’a toujours permis de garder un équilibre entre ma « dépense mentale » et ma « dépense physique ».
En parallèle de mes activités professionnelles actuelles, je suis également coach de volley-ball. J’encadre des jeunes, essentiellement des jeunes filles, de 7 à 17 ans. Au-delà de leur permettre de se dépenser entre copines chaque semaine, j’essaye de leur transmettre les valeurs que le sport représente : l’esprit d’équipe, le dépassement de soi, le courage… J’aime les aider à repousser leurs limites, et les voir évoluer d’années en années. Parfois, souvent même, j’endosse le rôle de grande sœur et je les aide à regagner confiance en elles et à croire en leurs capacités. Enseigner le sport, ce n’est pas seulement leur apprendre la technique mais c’est aussi leur former un mental pour pouvoir affronter les études supérieures, les préparer pour leur premier emploi, et même affronter les premières déceptions amoureuses, essuyer les premiers échecs.
Je trouve ce métier très complémentaire avec celui d’ingénieure en informatique dans le sens où il en est totalement l’opposé puisque c’est un métier très humain – et avec des adolescentes, ce n’est pas facile tous les jours ! -, où on doit être capable d’encadrer un groupe, de faire preuve de pédagogie et d’imagination pour créer de nouveaux exercices et de nouvelles mises en situation. Et cela me permet de me dépenser chaque jour ! Entre les entraînements que je coache et mes propres entraînements, il ne me reste plus beaucoup de soirées de libres certes, mais c’est ainsi que j’ai trouvé mon propre équilibre.

Je ne dis pas qu’il est important que tout le monde fasse autant de sport que moi, cependant je sais à quel point c’est important pour la santé, pour le mental et pour le développement des enfants.
Aujourd’hui, il est de plus en plus courant qu’un enfant qui rentre en classe de CP (soit environ 6 ans), ne sache pas sauter à cloche pied. Il est passé où le temps où on jouait à la corde à sauter et à la marelle dans la cour de récré ? Chaque année, des enfants de 6 à 8 ans débutent à l’école du volley et ne possèdent aucune coordination car ils n’ont jamais été habitués à ça. A 8 ans, il apprennent très vite, ce qui fait que petit à petit ils parviennent à réaliser des exercices de plus en plus complexes, par extension à comprendre des consignes de plus en plus élaborées, et on leur donne réellement le goût du sport tout simplement. Cela fait plaisir de les voir satisfaits de leurs nouvelles réussites. Dans les écoles, le sport est de moins en moins représenté, particulièrement avant le collège où aucun créneau n’est exclusivement réservé à une pratique sportive, à croire que l’éducation nationale ne mesure pas l’importance de ces heures pour le développement des enfants. D’autant plus que toute famille ne peut pas s’offrir le luxe d’inscrire ses enfants dans des clubs sportifs, certains n’ont pas non plus conscience de l’importance de ces activités extra-scolaires. Quand je parcours des forums de parents d’élèves qui réagissent sur la réforme du BAC, certains sont choqués que les cours d’EPS (Education physique et sportive) soient toujours présents dans le tronc commun, je ne peux qu’être moi-même bouche bée devant ces propos. Alors l’argument des parents est celui que tous les élèves ne sont pas sur le même pied d’égalité du fait que certains soient en surpoids tandis que d’autres sont « fit ». Les notes seraient donc proportionnelles à la forme physique et la notation ne serait pas juste. Alors, à tous ces parents, sachez que cette note a un coefficient tellement faible dans le BAC général que cela ne changera pas l’avenir de votre enfant, mais par contre cela le protégera des maladies chroniques. Il est reconnu qu’une activité physique quotidienne permet de diminuer le risque de maladies cardio vasculaires, de diabète, d’obésité, de certains cancers, mais aussi de l’ostéoporose ou encore de la dépression. De plus, si le professeur note le niveau de l’élève et non son niveau d’implication dans la discipline lorsqu’il s’agit de sport c’est qu’il n’a pas compris son métier. L’objectif n’est pas de les dégoûter mais de savoir évaluer leur niveau en début d’année, leur fixer des objectifs réalisables et mesurables et les noter sur cette progression. Par ailleurs, sachez que dans toutes les matières, certains élèves ont plus de facilités que d’autres, c’est ainsi, c’est la nature et on ne peut rien faire contre. Cependant, on peut éduquer nos enfants et leur donner les clés pour qu’ils s’épanouissent au mieux et dans tous les domaines. La participation aux activités physiques chez un enfant dès l’âge de 8 ans les aide à développer leur autonomie et leur intégration dans la société. Il est de la responsabilité des parents et de l’éducation nationale d’aider les enfants à pratiquer un sport. Il est possible de débuter le sport dès l’âge de 6 ans, et la tranche d’âge la plus sensible à la découverte d’un sport correspond aux  enfants de 8 à 10 ans. A cet âge là, pas besoin de réfléchir au sport dans lequel l’enfant pourrait devenir champion du monde, mais plutôt simplement au sport qu’il aimerait pratiquer. Je recommande de choisir son sport également en fonction du coach et du feeling qu’il a avec votre enfant. L’objectif n’est pas de le dégoûter mais au contraire de lui offrir une première approche du sport qui soit agréable.

Dans le milieu professionnel, la pratique du sport est également essentielle, et elle est pourtant souvent très mal perçue. Quand on part du travail dès 18h avec son sac de sport sur le dos, nos collèges nous jugent et se demandent comment on fait pour réussir à partir aussi tôt. La culture du sport « santé » est encore très peu partagée, en tout cas dans le milieu des cadres. Je ne vois pas le sport comme une dépense d’énergie, mais plutôt comme un gain. Il m’arrive très souvent d’être sur le terrain, en train de m’entraîner, je suis à fond et pourtant il me vient une idée pour résoudre mon problème sur une étude. Je pense que quiconque, même débutant, pratiquant une activité physique bien encadrée y trouvera des bienfaits et qu’il observera également une amélioration de ses performances dans son activité professionnelle. Le sport, de ma vision, c’est se dépenser physiquement pour emmagasiner de l’énergie qui sera disponible pour activité mentale.
Pratiquer le sport entre collèges peut également être une très bonne idée pour s’y mettre ou s’y remettre. Commencer par y consacrer rien qu’une pause déjeuner c’est déjà très bien, mais quoi qu’il arrive, ceux qui disent « Je n’ai pas le temps » ce sont ceux qui ne réalisent pas encore que consacrer ces heures à ce type d’activité vous permettra d’en gagner sur le long terme. Il faut le voir comme un investissement.

Là-dessus je vous laisse prendre le temps d’aller vous dépenser,
Dans l’attente de vous lire,
Claire

La théorie des intelligences multiples

La théorie des intelligences multiples

Quand j’étais petite, j’avais une amie qui a été diagnostiquée surdouée. Elle a donc sauté une classe. Je suis née en décembre, elle en janvier, nous avions donc exactement 23 jours d’écart. Mais elle, elle avait sauté une classe, elle était donc meilleure que moi. Afin de sauter cette classe, elle avait consulté un psychologue qui lui avait fait faire un test de QI lui attestant ainsi que celui-ci était plus élevé que la moyenne, et que par conséquent elle pouvait sans problème sauter une classe. Il s’agissait de la moyenne section.
Je ne trouvais pas ça juste. Moi aussi j’aurais voulu être surdouée. Mes parents étaient impressionnés par mon amie, j’aurais vraiment aimé qu’ils soient tout aussi fiers de moi. Mais moi, j’étais née en Décembre donc je ne pouvais pas sauter de classe.

Finalement je réalise aujourd’hui que c’est bien mieux ainsi. Il s’est révélé plus tard que mon amie a effectivement suivi un parcours exemplaire en obtenant un BAC S avec mention Très Bien, suivi par une classe préparatoire puis la prestigieuse école d’ingénieur : Centrale Paris. Je la félicite pour ce parcours remarquable.
Cependant ça valait quoi ce test de QI ? Et bien, pas grand chose à mes yeux aujourd’hui. En effet, je crois en la théorie des intelligences multiples proposée par le professeur Howard Gardner. Sa théorie décrit 7 types d’intelligences auxquelles il en ajoute deux dernières ultérieurement.

  1. L’intelligence linguistique – Comme son nom l’indique il s’agit de l’intelligence liée aux langues. Les écrivains, les poètes, les traducteurs, les orateurs, les avocats et j’en passe, sont des personnes possédant ce type d’intelligence. Celle-ci se caractérise par une capacité à utiliser les mots pour exprimer ses idées ou encore une appétence à l’apprentissage des langues.
  2. L’intelligence logico-mathématique – Comme son nom l’indique également, il s’agit de intelligence liée à l’analyse et à la réflexion méthodique. Celle-ci se caractérise par une facilité à apprendre les mathématiques ou encore à résoudre des problèmes logiques. C’est l’amour des chiffres et du raisonnement.
  3. L’intelligence musicale – Celle-ci est caractérisée par une capacité à apprendre la musique et à en apprécier les subtilités.
  4. L’intelligence spatiale – Celle-ci est caractérisée par une capacité à se rappeler des souvenirs et des images. Elle est très présente chez les artistes. Elle permet par exemple aux peintres de représenter sur leur toile un paysage de montagnes sans qu’ils soient face à elles. Elle permet une représentation mentale du monde qui nous entoure.
  5. L’intelligence kinesthésique – Celle-ci permet d’utiliser son corps avec plus d’habilité. On la retrouve chez les athlètes, les chirurgiens ou encore les artisans. Le cerveau parvient à mentaliser une action et à l’exécuter avec son corps. C’est l’harmonie entre le corps et l’esprit.
  6. L’intelligence interpersonnelle – Cette intelligence est centrée vers l’extérieur et est caractérisée par une capacité à ressentir de l’empathie envers les autres. Cette intelligence permet de se mettre à la place de son prochain. Elle est prépondérante dans les métiers de la pédagogie et de la psychologie. Les personnalités charismatiques ont toutes une intelligence interpersonnelle très élevée.
  7. L’intelligence intrapersonnelle – Cette intelligence est centrée vers l’intérieur. Elle désigne une capacité à se connecter avec soi-même et à comprendre ses besoins profonds. Elle permet de se représenter une image précise de soi et fidèle à celle perçue par les autres. Elle permet de comprendre ses émotions, ses besoins et ses désirs. Elle est souvent désignée par le terme introspection. Les personnes possédant ce type d’intelligence sont souvent qualifiées comme égoïstes par leur entourage.
  8. L’intelligence existentielle – Elle est également nommée intelligence spirituelle. Elle désigne l’aptitude à se questionner sur notre raison d’être, le sens et l’origine des choses. Nous la retrouvons chez les plus grands philosophes. 
  9. L’intelligence naturaliste – Elle désigne l’amour de la nature, végétale et animale, et l’aptitude à classer l’observé en différentes catégories : Darwin possédait sans aucun doute ce type d’intelligence. 

L’école actuelle est centrée sur le développement de deux types d’intelligences : L’intelligence linguistique et l’intelligence logico-mathématique. Les tests de QI se basent uniquement sur ces deux types d’intelligence. Morale de l’histoire ? Il est important d’être conscient que l’école ne fait pas tout et que le développement de l’ensemble de ces types d’intelligences est un atout pour comprendre le monde actuel. De mon point de vue, une personne « intelligente » est donc une personne qui est parvenue à développer l’ensemble de ces types d’intelligences puisqu’elles sont complémentaires. Nous possédons tous en nous une combinaison unique des ces types d’intelligences ce qui fait de nous notre unicité.
Finalement, je suis heureuse de ne pas avoir sauté de classe car j’ai pu rester avec mes ami(e)s. Il est important de souligner que sauter une classe peut être traumatisant pour un enfant et donc nuire au développement de son intelligence interpersonnelle. Alors finalement, est-ce que ça vaut le coup ?
Je vous laisse me partager vos expériences sur ce sujet,
Dans l’attente de vous lire,
Claire

Petit papier #2

Petit papier #2

Je fais partie de ces gens que l’injustice révolte. Je ne supporte pas de voir quelqu’un de plus faible se faire marcher dessus. J’ai des opinions bien tranchées et j’ai du mal à imaginer que les autres puissent penser d’une manière différente de la mienne, c’est un de mes pires défauts.

Prendre conscience de ses failles, de ses points d’amélioration, c’est un premier pas vers une meilleure version de soi-même. Je m’applique donc, jour après jour, à comprendre les points de vue de chacun.
Cet exercice est bien plus difficile qu’il n’y parait : il nécessite d’avoir des informations sur la personnalité, la culture, l’éducation, la religion d’autrui afin de pouvoir se placer dans son référentiel et déterminer sa vérité.

La vérité, on me l’a enseignée lors de mes cours de philosophie au lycée, n’est qu’une vision d’une réalité. A une réalité, en fonction du nombre d’individus qui en sont témoin, peuvent être associées plusieurs vérités. A l’époque, j’avais appris la définition par cœur, j’étais une bonne élève quand même, mais je n’avais alors pas le recul nécessaire pour la comprendre.

Je vais essayer de vous éclairer par un exemple qui j’espère sera parlant : vous êtes dans le métro et vous voyez un homme toucher la cuisse d’une femme. Ceci est une simple description de la réalité. Il n’y a pas de jugement apporté à la situation, le bras de l’homme s’est déplacé jusqu’à ce que sa main touche la cuisse de la femme. Pour une seconde femme à votre droite qui observe alors la scène, elle peut penser que cet homme est en train d’harceler sexuellement cette femme. La jeune fille à votre gauche pense elle qu’ils forment un très joli couple.
Ces deux personnes sont alors dans la description de leurs vérités respectives, qui n’est pas forcément la réalité, image mentale qu’ils se sont créée en se référant à leurs expériences et cultures respectives. Finalement, on ne saura jamais la vérité.
Je sens qu’avec cette démonstration bancale je vais alarmer les philosophes qui passent par là, mais disons que pour mon esprit scientifique cet exemple permet une compréhension de l’écart qu’il est important de faire entre vérité et réalité.

Plus jeune, je n’avais pas conscience du pouvoir que peuvent avoir les mots et de toutes les nuances que la langue peut avoir. On peut se retrouver à énoncer une banalité qui finalement va se transformer en un propos haineux. D’où l’importance du choix des mots.

J’ai toujours préféré m’exprimer à l’écrit. Ça peut éviter de dire des bêtises, car on n’a pas besoin de tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant d’écrire. Et jusqu’à très récemment, je croyais que j’écrivais la vérité.
Dès que je mens je rougis, en fait, je ne sais pas mentir. Finalement je n’ai toujours écrit que ma vérité. C’est en partageant mes idées que j’ai compris que je n’avais exprimé par mes mots que des situations que j’avais ressenties. Sans tout ce qui m’a construite, ma culture, mon éducation, mes expériences, j’aurais certainement vécu ces situations d’une manière bien différente.

Ce qu’il faut retenir c’est que si les sentiments sont décrits, alors c’est une vérité. Si le texte ne fait que décrire une situation, alors c’est une réalité. Malgré tout, la richesse de la langue rend bien difficile l’écriture de texte, on peut se l’imaginer avec les textes de lois, puisque chacun est libre de les interpréter comme il le souhaite.
Un autre exemple reste les textes sacrés, quelle que soit la religion, on saisit bien qu’ils sont tous interprétables de mille et une façon.

Il n’y a donc pas de vérité universelle, mais des vérités, et chacune d’entre elles est unique. La perception de la réalité de chaque individu en fait son unicité. Cela signifie que sommeille une passion en chacun d’entre nous.
Il ne reste plus qu’à comprendre comment grâce à l’analyse de la personnalité de l’individu, il est possible de la déterminer. Il suffit alors de donner à l’individu les clés nécessaires pour atteindre cette passion pour finalement se réaliser. Quoi de plus simple ?

J’espère que ce petit cours de philosophie hors normes vous aura diverti l’esprit,
Dans l’attente de vous lire,
Claire