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Les métiers de demain

Les métiers de demain

Quand tu étais enfant, on t’a sûrement déjà posé cette question : « Tu veux faire quoi plus tard ? » Et nos parents, oncles et tantes étaient loin de se douter de l’absurdité de cette question. Comme je l’ai déjà évoqué dans l’article concernant la réussite, nous sommes actuellement en train de vivre une véritable transition dans le monde du travail. Dans l’idée de t’aider à trouver ta voie et ton avenir, j’ai réfléchi à une possibilité de te faire découvrir des métiers. Puis, j’ai surtout réfléchi sur la pertinence de ce choix. Comme je le disais également dans mon article précédent, de nombreux métiers dits « métiers du numérique » sont apparus dans les dernières années. Et ces métiers, tels que UX Designer, Inlfuenceur ou encore social media manager, sont devenus primordiaux pour les entreprises.
Alors quels métiers exercerons-nous en 2030 ?

Savoir que 85% des emplois de 2030 n’existent pas encore montre que le numérique est en train de provoquer une révolution toute aussi conséquente que la révolution industrielle voire encore plus.Par ailleurs, il est également important de prendre conscience que la robotisation et l’automatisation vont supprimer 2 milliards d’emplois dans le monde d’ici 2030 selon le chercheur Thomas Frey, directeur du Da Vinci Institute.
Aujourd’hui personne ne sait quels sont les métiers qui seront exercés en 2030. Et le changement est enclenché et ne fait que s’accélérer. Finalement, de tout ça qu’est-ce qu’il restera ? Il restera l’humain.

Le système éducatif actuel, hérité de la révolution industrielle, est entièrement à repenser. Nous allons devoir créer des écoles qui permettront de préparer à des métiers qui n’existent pas encore. Nous allons devoir penser différemment et apprendre à apprendre. C’est déjà comme ça qu’est pensée l’école 42 de Xavier Niel basée sur le mécanisme d’apprentissage du peer-learning. Apprendre à apprendre en groupe, en autodidacte grâce à tous les supports disponibles en ligne. Cette école permet aujourd’hui d’apprendre à développer, mais le principe du peer-learning pourrait s’appliquer à bien d’autres domaines.Ce process d’apprentissage favorise également la créativité des individus.

De nouveaux modes de travail vont également devenir la norme dans les années à venir tels que le freelancing, le télétravail, le reverse mentoring… Il va devenir normal à 35 ans d’être passé par 10 emplois différents qui n’ont rien à voir entre eux. Cela ne sera possible que grâce à la grande capacité d’adaptation des individus et de leur apprentissage permanent. De plus en plus, les recrutements ne se font plus sur les compétences, mais sur la personnalité, les valeurs.Ce mode de recrutement permet de replacer l’individu dans un contexte de travail qui a du sens et qui lui permet de s’accomplir.

Toutes ces mutations sociales doivent donc être intégrées à la fois par les entreprises mais aussi par le système éducatif afin d’élaborer ensemble des conditions propices au futur monde du travail. Les stratup, ont déjà pour la plupart sur ce point une longueur d’avance sur les grands groupes qui ne jurent que sur les écoles, et restent rassurées par des profils diplômés. Tandis que par ailleurs dans le monde, les diplômes sont déjà bien moins valorisés et ce qui compte par dessus tout c’est l’expérience qui elle permet de se faire une idée sur le parcours de la personne, sur son histoire, sur sa personnalité par la justification de ces choix de carrière.

On peut imaginer que l’école de demain serait une école sans professeurs, où les étudiants seraient en autonomie et apprendraient à apprendre en groupe. Cela passe par une mise à disposition de ressources en e-learning, la réalisation de projets concrets dès les premières années d’étude. Une communauté de mentors permettrait de challenger les projets et aiderait les étudiants à trouver leur place au sein des équipes. Ainsi les étudiants à la sortie de leur cursus seraient bien plus à même de s’adapter aux besoins des entreprises et seraient des couteaux suisses dont le critère différenciant ne serait autre que l’humain, la personnalité, les valeurs.
Finalement, cela permettrait à chacun de se frayer son propre chemin, qui serait unique et surtout chaque individu pourrait avancer à son rythme.

Dans un prochain article, je prévois d’exposer les différents systèmes scolaires d’autres pays européens qui existent actuellement et qui m’intéressent particulièrement … Peut-être qu’ainsi on parviendra plus facilement à redessiner l’école de demain.

Je te laisse m’écrire tes belles idées dans les commentaires,
Dans l’attente de te lire,
Claire

Un esprit sain dans un corps de sain

Un esprit sain dans un corps de sain

Chaque fois que je rencontre des difficultés qu’elles soient professionnelles ou personnelles, c’est le sport qui m’aide à les surmonter. J’ai toujours fait du sport, d’autant plus depuis ces 5 dernières années, et cela m’a toujours permis de garder un équilibre entre ma « dépense mentale » et ma « dépense physique ».
En parallèle de mes activités professionnelles actuelles, je suis également coach de volley-ball. J’encadre des jeunes, essentiellement des jeunes filles, de 7 à 17 ans. Au-delà de leur permettre de se dépenser entre copines chaque semaine, j’essaye de leur transmettre les valeurs que le sport représente : l’esprit d’équipe, le dépassement de soi, le courage… J’aime les aider à repousser leurs limites, et les voir évoluer d’années en années. Parfois, souvent même, j’endosse le rôle de grande sœur et je les aide à regagner confiance en elles et à croire en leurs capacités. Enseigner le sport, ce n’est pas seulement leur apprendre la technique mais c’est aussi leur former un mental pour pouvoir affronter les études supérieures, les préparer pour leur premier emploi, et même affronter les premières déceptions amoureuses, essuyer les premiers échecs.
Je trouve ce métier très complémentaire avec celui d’ingénieure en informatique dans le sens où il en est totalement l’opposé puisque c’est un métier très humain – et avec des adolescentes, ce n’est pas facile tous les jours ! -, où on doit être capable d’encadrer un groupe, de faire preuve de pédagogie et d’imagination pour créer de nouveaux exercices et de nouvelles mises en situation. Et cela me permet de me dépenser chaque jour ! Entre les entraînements que je coache et mes propres entraînements, il ne me reste plus beaucoup de soirées de libres certes, mais c’est ainsi que j’ai trouvé mon propre équilibre.

Je ne dis pas qu’il est important que tout le monde fasse autant de sport que moi, cependant je sais à quel point c’est important pour la santé, pour le mental et pour le développement des enfants.
Aujourd’hui, il est de plus en plus courant qu’un enfant qui rentre en classe de CP (soit environ 6 ans), ne sache pas sauter à cloche pied. Il est passé où le temps où on jouait à la corde à sauter et à la marelle dans la cour de récré ? Chaque année, des enfants de 6 à 8 ans débutent à l’école du volley et ne possèdent aucune coordination car ils n’ont jamais été habitués à ça. A 8 ans, il apprennent très vite, ce qui fait que petit à petit ils parviennent à réaliser des exercices de plus en plus complexes, par extension à comprendre des consignes de plus en plus élaborées, et on leur donne réellement le goût du sport tout simplement. Cela fait plaisir de les voir satisfaits de leurs nouvelles réussites. Dans les écoles, le sport est de moins en moins représenté, particulièrement avant le collège où aucun créneau n’est exclusivement réservé à une pratique sportive, à croire que l’éducation nationale ne mesure pas l’importance de ces heures pour le développement des enfants. D’autant plus que toute famille ne peut pas s’offrir le luxe d’inscrire ses enfants dans des clubs sportifs, certains n’ont pas non plus conscience de l’importance de ces activités extra-scolaires. Quand je parcours des forums de parents d’élèves qui réagissent sur la réforme du BAC, certains sont choqués que les cours d’EPS (Education physique et sportive) soient toujours présents dans le tronc commun, je ne peux qu’être moi-même bouche bée devant ces propos. Alors l’argument des parents est celui que tous les élèves ne sont pas sur le même pied d’égalité du fait que certains soient en surpoids tandis que d’autres sont « fit ». Les notes seraient donc proportionnelles à la forme physique et la notation ne serait pas juste. Alors, à tous ces parents, sachez que cette note a un coefficient tellement faible dans le BAC général que cela ne changera pas l’avenir de votre enfant, mais par contre cela le protégera des maladies chroniques. Il est reconnu qu’une activité physique quotidienne permet de diminuer le risque de maladies cardio vasculaires, de diabète, d’obésité, de certains cancers, mais aussi de l’ostéoporose ou encore de la dépression. De plus, si le professeur note le niveau de l’élève et non son niveau d’implication dans la discipline lorsqu’il s’agit de sport c’est qu’il n’a pas compris son métier. L’objectif n’est pas de les dégoûter mais de savoir évaluer leur niveau en début d’année, leur fixer des objectifs réalisables et mesurables et les noter sur cette progression. Par ailleurs, sachez que dans toutes les matières, certains élèves ont plus de facilités que d’autres, c’est ainsi, c’est la nature et on ne peut rien faire contre. Cependant, on peut éduquer nos enfants et leur donner les clés pour qu’ils s’épanouissent au mieux et dans tous les domaines. La participation aux activités physiques chez un enfant dès l’âge de 8 ans les aide à développer leur autonomie et leur intégration dans la société. Il est de la responsabilité des parents et de l’éducation nationale d’aider les enfants à pratiquer un sport. Il est possible de débuter le sport dès l’âge de 6 ans, et la tranche d’âge la plus sensible à la découverte d’un sport correspond aux  enfants de 8 à 10 ans. A cet âge là, pas besoin de réfléchir au sport dans lequel l’enfant pourrait devenir champion du monde, mais plutôt simplement au sport qu’il aimerait pratiquer. Je recommande de choisir son sport également en fonction du coach et du feeling qu’il a avec votre enfant. L’objectif n’est pas de le dégoûter mais au contraire de lui offrir une première approche du sport qui soit agréable.

Dans le milieu professionnel, la pratique du sport est également essentielle, et elle est pourtant souvent très mal perçue. Quand on part du travail dès 18h avec son sac de sport sur le dos, nos collèges nous jugent et se demandent comment on fait pour réussir à partir aussi tôt. La culture du sport « santé » est encore très peu partagée, en tout cas dans le milieu des cadres. Je ne vois pas le sport comme une dépense d’énergie, mais plutôt comme un gain. Il m’arrive très souvent d’être sur le terrain, en train de m’entraîner, je suis à fond et pourtant il me vient une idée pour résoudre mon problème sur une étude. Je pense que quiconque, même débutant, pratiquant une activité physique bien encadrée y trouvera des bienfaits et qu’il observera également une amélioration de ses performances dans son activité professionnelle. Le sport, de ma vision, c’est se dépenser physiquement pour emmagasiner de l’énergie qui sera disponible pour activité mentale.
Pratiquer le sport entre collèges peut également être une très bonne idée pour s’y mettre ou s’y remettre. Commencer par y consacrer rien qu’une pause déjeuner c’est déjà très bien, mais quoi qu’il arrive, ceux qui disent « Je n’ai pas le temps » ce sont ceux qui ne réalisent pas encore que consacrer ces heures à ce type d’activité vous permettra d’en gagner sur le long terme. Il faut le voir comme un investissement.

Là-dessus je vous laisse prendre le temps d’aller vous dépenser,
Dans l’attente de vous lire,
Claire

Pourquoi je ne conseille pas les prépa’ scientifiques

Pourquoi je ne conseille pas les prépa’ scientifiques

Les CPGE ou Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles, sont une véritable institution en France. Je vais ici parler uniquement des classes préparatoires dites scientifiques, car c’est ce que je connais le mieux. Je suis moi-même, il y a quelques années passée par là, j’étais plus exactement en classe préparatoire dite intégrée et je vais donc expliquer ici la différence et vous présenter les alternatives qui existent aux classes préparatoires classiques, et vous expliquer pourquoi je ne recommande pas cette voie.

La « prépa » comme on l’appelle dans le jargon c’est 2 ans, voire 3 ans si tu prends ton temps, où on t’enseigne un maximum de notions complexes en mathématiques, physique, chimie, biologie, sciences de l’ingénieur et j’en passe, selon le type de prépa choisi. Si tu as de bons résultats à l’issue de ta première année de prépa tu pourras intégrer en deuxième année une classe dite « étoile » avec uniquement les meilleurs élèves, où le niveau sera un peu plus élevé. Tout ça pour quoi ? Pour passer à l’issue des deux ans des concours nationaux, accessibles à toutes les prépas de France pour intégrer des écoles d’ingénieurs. Il existe différents concours qui permettent d’intégrer différentes écoles d’ingénieurs, par exemple Polytechnique a son propre concours accessible uniquement aux prépa MP (Maths-Physique) et PC (Physique-Chimie), de même pour les Mines, Centrale … 
L’objectif aujourd’hui n’est pas de détailler les types de prépa qui existent ni les écoles accessibles par ces concours mais de traiter du fond : est-ce que ce système ne serait pas aujourd’hui un peu démodé ?

La « prépa » c’est beaucoup de stress pendant deux ans, beaucoup de compétition, alors heureusement je peux en témoigner, même en prépa on peut se faire des amis et pour ma part j’ai lié de très belles amitiés pendant ces deux années. Mais il n’empêche que la période des concours est un véritable marathon qui se déroule pendant les mois d’Avril et Mai, et tu ne vis que pour ça. On t’apprend que travailler doit passer avant tout. Certains arrêtent le sport, coupent leur vie sociale, on s’appuie sur le fait que ça ne dure que 2 ans mais est-ce que ça en vaut vraiment le coup ?

Une fois que tu as passé les concours, tu as ton classement et celui-ci détermine l’école que tu peux intégrer. Imaginons que tu aies fait une prépa PC, et bien tu peux te retrouver à aller dans une école spécialisée en chimie organique, ou bien dans une école d’électronique : tu ne choisis pas ton école ni ton cursus c’est ton classement qui le détermine. Pour peu que tu ne sois pas très bien classé, tu n’as pas vraiment le choix. Alors tu peux retenter de faire une troisième année, et repasser les concours, mais entre nous, 3 ans sans vie sociale, ça devient très long. Maintenant imaginons que tu aies réussi à intégrer une école d’ingénieurs de niveau moyen, tu arrives à la rentrée, et là tu réalises qu’en fait plein d’étudiants ne viennent pas de prépa. Et bien non en fait car il y a plein d’autres moyens d’intégrer une école d’ingénieurs : les IUT, les BTS, les classes préparatoires intégrées, la FAC… Et tiens toi bien, ils vont être aussi bons que toi voire meilleurs. 
Alors je te laisse aller lire cet article ici qui traite des différentes voies d’accès aux écoles d’ingénieurs qui appuie mon propos avec des chiffres.

Pour ma part, la major de la classe pendant mes trois ans d’école était issue d’un IUT, et est actuellement en thèse. Pourquoi ce ne sont pas les prépas les meilleurs ? Parce que les prépas, pendant 2 ans, ont eu un cursus très généraliste et lorsqu’ils arrivent dans l’école, en ce qui concerne par exemple les mathématiques dans une école de chimie, d’un coup le niveau chute. Par contre concernant les matières dans lesquelles l’école est spécialisée, le niveau monte drastiquement. Et qui sont les mieux préparés à ça : les IUT puisqu’ils sont recrutés dans l’école et dans la formation suivie que s’ils ont suivi un IUT dans le même domaine. De plus, ils ont une longueur d’avance sur toi puisqu’ils ont déjà fait des stages, alors qu’en prépa aucun stage n’est proposé. De plus il y a l’effet fatigue post-prépa, on t’a dit que tu allais galérer pendant 2 ans et puis que l’école d’ingénieurs cela allait être de la rigolade. Alors tu te détends, tu profites de l’intégration, et puis arrivent les examens de Janvier et tu te rétames. Alors que tous les étudiants issus d’IUT, eux, ont la pression d’être face à des étudiants issus de prépa, donc ne t’inquiète pas pour eux car en Janvier ils ont bien plus révisé que toi pour les examens !

Alors on dit que la classe préparatoire te permet de gagner deux ans pour découvrir plus spécifiquement les différents enseignements scientifiques et de pouvoir ainsi faire un choix mais dans la réalité je ne suis pas d’accord : concernant par exemple les écoles d’informatique, on recrute des prépa Maths & Physique ou Maths & Sciences de l’Ingénieur, car il n’existe toujours pas de prépa CPGE avec une spécialité informatique. Depuis 2013, et seulement depuis cette date, un vrai programme d’informatique est proposé avec des notions d’algorithmie et de structures des données dans le tronc commun des filières scientifiques. Le volume horaire d’informatique reste quoi qu’il arrive bien trop faible en comparaison avec les autres matières. Ici vous trouverez une analyse de la place de l’informatique en prépa.  Donc comment savoir si on aime l’informatique alors qu’on ne l’étudie même pas ou à peine ? J’ai pris l’exemple de l’informatique car c’est à mes yeux aujourd’hui celui qui pose le plus de problèmes, mais j’aurais pu citer d’autres domaines : les prépa n’ont pas su évoluer en même temps que les cursus d’école d’ingénieurs et que les métiers auxquels les écoles d’ingénieurs conduisent. 
Je vais quand même revenir sur l’argument de se laisser deux ans supplémentaires pour choisir : sache que repousser l’échéance de deux ans n’est de toute façon pas une bonne idée car c’est à toi de te prendre en main et de te renseigner grâce à notre ami Google sur les différents domaines scientifiques qui existent pour en trouver un qui pourrait te plaire plus que les autres. Attendre la fin des deux années de prépa ce n’est pas repousser le choix, c’est ne pas faire de choix, puisque ton école sera déterminée en fonction de ton classement.

Tandis que si tu te prends en main dès la terminale et que tu arrives à trouver un domaine qui te plait, tu as plutôt intérêt à choisir de suivre une prépa intégrée ou un IUT par exemple. En effet, l’avantage de la prépa intégrée c’est déjà qu’il n’y a pas de concours : Si tu obtiens la note de 10/20 tu passes, pas de quota, puisque la sélection est faite en amont dès ton entrée en première année. De plus, le programme de la prépa intégrée est, c’était le cas pour moi, beaucoup plus cohérent avec celui de l’école d’ingénieurs que tu intégreras en troisième année. Dès la première année, des cours d’humanités sont intégrés exactement sur le même modèle que l’école d’ingénieurs : des cours de géopolitique, d’économie, de communication, de gestion de projet … Tu as également la chance de pouvoir faire des stages dans les laboratoires de ton école par exemple. Et pour ma part, j’y ai reçu un enseignement d’informatique spécifique qui m’a fait découvrir la logique mathématique, coder mes premiers algorithmes, et cela dès la première année, de manière appliquée au domaine que j’avais choisi pour me montrer que l’informatique est aujourd’hui un outil nécessaire et présent partout.

Cependant, que ce soit pour une CPGE ou une classe préparatoire intégrée, si tu souhaites t’arrêter au bout de deux ans, tu n’as aucun diplôme. Tu peux faire des demandes d’équivalence pour retourner à la FAC directement en L2 ou L3, mais tu es obligé de poursuivre en FAC pour avoir un diplôme. Tandis que si tu choisis l’option IUT, alors au bout de deux ans si tu souhaites t’arrêter tu as la possibilité de commencer à travailler car ton diplôme est reconnu. Si tu souhaites poursuivre, tu peux postuler « sur titre », c’est à dire sans concours dans une école d’ingénieurs de ton domaine. De plus en IUT de nombreux stages sont proposés et cela permet de découvrir l’industrie, la recherche, les métiers liés à ton domaine, et de pouvoir savoir si tu souhaites continuer en école ou t’arrêter.

Seul problème dans tout ça : pour intégrer les plus grandes écoles de France telles que Polytechnique, les Mines-Pont, Centrale, Supélec, faire une CPGE est nécessaire. En effet, pour toutes ces écoles, à ma connaissance, il faut passer le concours d’entrée.
Si votre ambition s’arrête uniquement à intégrer une école d’ingénieurs, vous y serez mieux préparés et l’entrée y sera plus facile par un IUT ou une classe préparatoire intégrée.

Dans un prochain article on parlera des écoles d’ingénieurs en alternance,
En attendant je vous laisse réagir à cet article dans les commentaires,
Dans l’attente de vous lire,
Claire

Un nouvel œil sur la réforme du BAC

Un nouvel œil sur la réforme du BAC

On en a entendu parler dans tous les médias, elle est restée floue pendant des mois, mais là maintenant, dans quelques jours, les futurs bacheliers du nouveau « BAC 2021 » rentreront en classe de première « à la carte ». Cela signe la fin des filières L, ES, S que ma génération (Obtention du BAC en 2012, et oui ça remonte !) et celle de mes parents ont connues.

Ma petite sœur rentre en première générale cette année et a donc dû choisir ses spécialités pour l’année prochaine. Elle s’est retrouvée face à pas moins de 12 enseignements de spécialité ! Tous n’étaient pas enseignés dans son lycée, ça a donc permis de faire un premier tri, et puis mes parents l’ont quand même aidée afin qu’elle ne fasse pas un « mauvais choix ». De nombreux jeunes m’ont également demandé des conseils concernant les choix de ces enseignements de spécialité, et c’est donc ainsi que je me suis intéressée à cette réforme.

Quel était l’objectif de cette réforme ?

D’après le ministère de l’éducation, « Le nouveau baccalauréat 2021 redonne au baccalauréat son sens et son utilité avec un examen remusclé et un lycée plus simple, plus à l’écoute des aspirations des lycéens, pour leur donner les moyens de se projeter vers la réussite dans l’enseignement supérieur. » Sur le fond je dis oui, je suis pour l’écoute des lycéens et d’accord pour dire que le BAC que j’ai passé en 2012 ne m’a pas préparée de manière « optimale » à mes études. Mais dans les faits, quels sont les changements mis en place pour atteindre cet objectif ?

Dès la rentrée de seconde, des tests de positionnement en français et en mathématiques sont réalisés, afin que l’équipe enseignante puisse rapidement identifier les lacunes de chaque élève et pouvoir les accompagner dans la réussite de leur année de seconde. Ces tests sont faits sur ordinateur et sont identiques pour tous les élèves de seconde au niveau national. Dans les faits, concernant le lycée de ma petite sœur, elle n’a jamais eu connaissance du score qu’elle a eu mais elle a su que toute sa classe a obtenu une excellente note. Dans le fond je trouve que l’idée est bonne, mais pour qu’un test soit bon il faut à mes yeux que même le meilleur élève de France se trouve face à une difficulté et ainsi on pourra juger au mieux de son niveau. Actuellement, le test n’est à ma connaissance donc pas « dynamique » alors que l’on aurait pu penser proposer à l’élève des questions d’une difficulté supérieure tant que celui-ci répond correctement, à suivre dans les années à venir.
Nouveauté également pour l’année de seconde, 54h dans l’année sont exclusivement dédiées à l’orientation et à l’accompagnement. C’est vraiment intéressant de consacrer autant d’heures à la construction de leur projet d’avenir, mais des échos que j’en ai eus, la totalité de ces heures n’ont malheureusement pas eu lieu dans tous les lycées. Pour aider les élèves à choisir leurs spécialités, les lycées ont souvent proposé en dehors des heures de cours, pour les élèves qui le souhaitaient, des présentations de ces spécialités.  J’espère que dans le futur, l’emploi du temps des élèves inclura spécifiquement des heures dédiées  à l’orientation et au choix des options pour l’année de première, afin que chaque élève reçoive toutes les informations utiles et nécessaires pour choisir ses spécialités. On pourrait imaginer par exemple, des initiations à chaque enseignement de spécialité afin que l’élève puisse avoir une idée plus concrète de ce qui se cache derrière chaque intitulé.
Au cours de l’année de seconde, l’élève doit donc choisir 3 enseignements de spécialité pour son année de première s’il poursuit son lycée en première générale. Ce choix se fait en deux étapes : au second trimestre sélection de 4 à 5 options puis sélection des 3 options parmi ces dernières au troisième trimestre. Pour les voix technologiques, l’organisation actuelle sous forme de séries est conservée, et comporte un socle commun ainsi que 3 options en première puis 2 en terminale, définies en fonction de la série choisie.

En première et en terminale, on retrouve également les 54h par année dédiées à l’orientation et à l’accompagnement. J’espère que celles-ci seront dispensées et qu’elles permettront de proposer aux lycéens les différents parcours qui s’offrent à eux en fonction des enseignements de spécialité qu’ils ont choisis selon leurs affinités avec les matières.

Concernant les épreuves du nouveau BAC, il y a également un réel changement. Le mot « bachotage » ne va bientôt plus avoir de sens puisque le contrôle continu va compter pour 40% de la note finale. Les bulletins de notes de première et de terminale comptent alors pour 10% de ce contrôle continu, et 30% correspondent à 2 sessions en première et 1 session en terminale d’épreuves communes qui concernent les disciplines non évaluées lors de l’épreuve finale et la discipline de spécialité non poursuivie en terminale. Les sujets de ces épreuves communes sont issus d’une banque de sujets nationale et seront corrigés tout comme l’était le BAC de manière anonyme. J’espère seulement que ces copies ne seront pas corrigées par les professeurs du lycée des élèves mais que comme pour le BAC elles seront envoyées à l’extérieur.
Les 60% restants concernent bien des épreuves comme on les connaissait avant avec toujours en première l’épreuve anticipée de Français en fin d’année composée d’un oral et d’un écrit qui sera coefficient 10. En fin d’année de terminale, il restera 4 épreuves là où l’ancien BAC en comportait le double voir plus : les deux enseignements de spécialité qui seront coefficient 16 chacun, l’épreuve de philosophie qui est conservée avec un coefficient 8 et un « grand oral » de 20 minutes coefficient 10 qui sera un projet préparé dès la classe de première.
Ce que je comprends c’est que l’on va arrêter de noter les élèves sur une semaine de leur vie, mais plutôt sur leur implication tout au long de leur scolarité. Je trouve que cela est un changement très audacieux et plutôt positif car cela permet d’avoir une réelle idée du niveau de l’élève et de sa motivation là où auparavant un élève pouvait se la couler douce pendant 2 ans et bachoter à la dernière minute. On sait très bien que le bachotage 15 jours avant les examens ne permet pas un apprentissage des notions qui dure dans le temps, et prépare encore moins à la poursuite d’études.

Ce que j’en pense ?

Ce changement est conséquent, mais nécessaire. Je trouve ça vraiment génial d’enfin laisser tomber ce système de filières L, ES, S. Parce qu’au fond comment ça fonctionnait avant ? Les bons élèves allaient en S, les un peu moins bons en ES, et ceux qui étaient vus comme des artistes perdus allaient en L. En tout cas, c’était ainsi que la société souhaitait nous le faire ressentir. On te disait, si tu es bon, choisis la voie royale et va en S, tu pourras tout faire. Le problème est que notre société sacralise l’enseignement scientifique comme s’il était le seul à avoir de la valeur. Alors, j’aimerais que l’on arrête de mettre les scientifiques, dont je fais partie, sur un piédestal. Qu’enfin on reconnaisse qu’il est plus important dans le monde actuel de savoir correctement écrire français, de s’exprimer avec aisance à l’oral, de parler anglais, de connaître l’histoire de notre pays, de l’Europe, mais également du monde entier dans lequel on vit car le socle commun du BAC général doit avant tout donner les bases culturelles nécessaires pour une future vie citoyenne ainsi que pour une future carrière professionnelle.

Ce qui dérange réellement et qui est beaucoup revenu sur les forums d’échanges entre parents est que les mathématiques ne soient plus enseignées dans le tronc commun. A la place, on y trouve un « enseignement scientifique » qui permettra de « familiariser les élèves avec les processus de construction de la vérité scientifique » en d’autres termes de leurs apprendre à avoir une démarche scientifique. A mes yeux, c’est très utile d’apprendre cette méthode de raisonnement, même à des élèves dont leur choix est de continuer vers des études littéraires car cela s’apparente à du « bon sens » utile à tous.
Rassurez-vous, 2/3 des bacheliers de la promo 2021 ont conservé les mathématiques dans leur enseignement de spécialité, et le contenu du programme s’annonce plutôt corsé. En effet, le niveau de mathématiques va au contraire augmenter, ce qui est à mon sens bien venu car le gap de niveau actuel entre la terminale S et une classe préparatoire scientifique est immense. Juste derrière les mathématiques, la physique-chimie a été choisie par 43,5% des élèves et les Sciences de la Vie et de la Terre par 42,2%. Beaucoup d’élèves ont donc pour le moment tenté de reconstruire un BAC S. Avec le temps, il est possible que ce besoin de se rattacher à la filière S s’estompe, et que l’on puisse enfin tenter des BAC un peu plus exotiques, et finalement peut-être plus complets avec par exemple une combinaison Physique-Chimie, SES, Littérature et culture étrangère ?

Je ne pense pas qu’il y ait de mauvaises combinaisons d’options, je pense surtout qu’il est important de se renseigner sur le contenu de ces enseignements de spécialité afin d’être le mieux armé face à ces choix. Mais il faut surtout le voir comme une chance, une possibilité de choisir non pas entre trois filières mais parmi une multitude de combinaisons possibles. Ce qui est positif c’est que finalement, près d’un élève sur deux a choisi une combinaison s’éloignant des filières générales L, ES, S, et c’est déjà un grand pas puisque cela signifie qu’un élève sur deux, au moins, s’est réellement interrogé sur ce qu’il aime apprendre. Le fait de choisir ces enseignements de spécialité dès la seconde, soit à l’âge de 15 ans en moyenne, affole bien des parents d’élèves qui trouvent cela beaucoup trop tôt pour décider de l’avenir de leur enfant. Alors j’aimerais comprendre en quoi choisir 3 spécialités d’enseignement est plus contraignant que de choisir une série. D’autant plus que désormais on peut faire un BAC « à la carte », c’est bien l’objectif de la réforme, et donc finalement se laisser le maximum de portes ouvertes en choisissant des enseignements à la fois littéraires et scientifiques permettant ainsi une formation moins connotée littéraire ou scientifique pur.

Ce qui m’inquiète c’est surtout que tous les lycées ne soient pas en mesure de proposer toutes les options et que donc on se retrouve finalement de nouveau avec une filière scientifique élitiste. Par ailleurs, je serai intéressée de voir s’il est toujours possible de passer le BAC en candidat libre car la présence du contrôle continu semble bloquer cette possibilité. Et ce grand oral m’intrigue, j’espère qu’il permettra d’évaluer les élèves sur leur capacité à communiquer, à s’exprimer car il est évident que ce type d’épreuve orale manquait à l’ancien BAC. Aujourd’hui, dans quasi toutes les professions il est important de savoir s’exprimer en public. Or, même parmi des ingénieurs, et j’en parle par expérience, rares sont ceux qui ne rencontrent pas de difficultés lors de cet exercice. Enfin, j’espère que les professeurs auront reçu les formations nécessaires afin de préparer au mieux l’arrivée de cette réforme. De nouvelles matières, de nouveaux programmes, une nouvelle façon de fonctionner, il est important que les professeurs soient accompagnés dans ce changement.

Pour ma part, je suis donc plutôt enthousiaste à l’idée de cette réforme, certes il y a encore du travail mais on se dirige vers quelque chose de plus adapté au monde actuel et c’est vraiment encourageant. 🙂

Si vous souhaitez en savoir plus, voici quelques liens utiles qui m’ont bien aidée dans mes recherches :
Le site de l’éducation nationale,
Le site de l’ONISEP,
La brochure résumant le contenu du nouveau BAC,
Le site de l’étudiant : Celui-ci propose une simulation des spécialités à choisir en fonction des études que l’on souhaite poursuivre. Pour ma part je trouve que c’est prendre le problème à l’envers et je conseillerai plutôt de choisir ses spécialités selon ses goûts et d’utiliser l’outil plutôt à titre indicatif des poursuites d’études en lien avec les spécialités choisies,
– Les chiffres concernant les choix des enseignements de spécialités que j’ai cités précédemment sont issus d’un article publié par le CIDJ.

J’espère que cet article carrément dans le thème de la rentrée aura pu vous éclairer concernant le BAC 2021,
N’hésitez pas à échanger vos points de vue sur cette réforme,
Dans l’attente de vous lire,
Claire

La théorie des intelligences multiples

La théorie des intelligences multiples

Quand j’étais petite, j’avais une amie qui a été diagnostiquée surdouée. Elle a donc sauté une classe. Je suis née en décembre, elle en janvier, nous avions donc exactement 23 jours d’écart. Mais elle, elle avait sauté une classe, elle était donc meilleure que moi. Afin de sauter cette classe, elle avait consulté un psychologue qui lui avait fait faire un test de QI lui attestant ainsi que celui-ci était plus élevé que la moyenne, et que par conséquent elle pouvait sans problème sauter une classe. Il s’agissait de la moyenne section.
Je ne trouvais pas ça juste. Moi aussi j’aurais voulu être surdouée. Mes parents étaient impressionnés par mon amie, j’aurais vraiment aimé qu’ils soient tout aussi fiers de moi. Mais moi, j’étais née en Décembre donc je ne pouvais pas sauter de classe.

Finalement je réalise aujourd’hui que c’est bien mieux ainsi. Il s’est révélé plus tard que mon amie a effectivement suivi un parcours exemplaire en obtenant un BAC S avec mention Très Bien, suivi par une classe préparatoire puis la prestigieuse école d’ingénieur : Centrale Paris. Je la félicite pour ce parcours remarquable.
Cependant ça valait quoi ce test de QI ? Et bien, pas grand chose à mes yeux aujourd’hui. En effet, je crois en la théorie des intelligences multiples proposée par le professeur Howard Gardner. Sa théorie décrit 7 types d’intelligences auxquelles il en ajoute deux dernières ultérieurement.

  1. L’intelligence linguistique – Comme son nom l’indique il s’agit de l’intelligence liée aux langues. Les écrivains, les poètes, les traducteurs, les orateurs, les avocats et j’en passe, sont des personnes possédant ce type d’intelligence. Celle-ci se caractérise par une capacité à utiliser les mots pour exprimer ses idées ou encore une appétence à l’apprentissage des langues.
  2. L’intelligence logico-mathématique – Comme son nom l’indique également, il s’agit de intelligence liée à l’analyse et à la réflexion méthodique. Celle-ci se caractérise par une facilité à apprendre les mathématiques ou encore à résoudre des problèmes logiques. C’est l’amour des chiffres et du raisonnement.
  3. L’intelligence musicale – Celle-ci est caractérisée par une capacité à apprendre la musique et à en apprécier les subtilités.
  4. L’intelligence spatiale – Celle-ci est caractérisée par une capacité à se rappeler des souvenirs et des images. Elle est très présente chez les artistes. Elle permet par exemple aux peintres de représenter sur leur toile un paysage de montagnes sans qu’ils soient face à elles. Elle permet une représentation mentale du monde qui nous entoure.
  5. L’intelligence kinesthésique – Celle-ci permet d’utiliser son corps avec plus d’habilité. On la retrouve chez les athlètes, les chirurgiens ou encore les artisans. Le cerveau parvient à mentaliser une action et à l’exécuter avec son corps. C’est l’harmonie entre le corps et l’esprit.
  6. L’intelligence interpersonnelle – Cette intelligence est centrée vers l’extérieur et est caractérisée par une capacité à ressentir de l’empathie envers les autres. Cette intelligence permet de se mettre à la place de son prochain. Elle est prépondérante dans les métiers de la pédagogie et de la psychologie. Les personnalités charismatiques ont toutes une intelligence interpersonnelle très élevée.
  7. L’intelligence intrapersonnelle – Cette intelligence est centrée vers l’intérieur. Elle désigne une capacité à se connecter avec soi-même et à comprendre ses besoins profonds. Elle permet de se représenter une image précise de soi et fidèle à celle perçue par les autres. Elle permet de comprendre ses émotions, ses besoins et ses désirs. Elle est souvent désignée par le terme introspection. Les personnes possédant ce type d’intelligence sont souvent qualifiées comme égoïstes par leur entourage.
  8. L’intelligence existentielle – Elle est également nommée intelligence spirituelle. Elle désigne l’aptitude à se questionner sur notre raison d’être, le sens et l’origine des choses. Nous la retrouvons chez les plus grands philosophes. 
  9. L’intelligence naturaliste – Elle désigne l’amour de la nature, végétale et animale, et l’aptitude à classer l’observé en différentes catégories : Darwin possédait sans aucun doute ce type d’intelligence. 

L’école actuelle est centrée sur le développement de deux types d’intelligences : L’intelligence linguistique et l’intelligence logico-mathématique. Les tests de QI se basent uniquement sur ces deux types d’intelligence. Morale de l’histoire ? Il est important d’être conscient que l’école ne fait pas tout et que le développement de l’ensemble de ces types d’intelligences est un atout pour comprendre le monde actuel. De mon point de vue, une personne « intelligente » est donc une personne qui est parvenue à développer l’ensemble de ces types d’intelligences puisqu’elles sont complémentaires. Nous possédons tous en nous une combinaison unique des ces types d’intelligences ce qui fait de nous notre unicité.
Finalement, je suis heureuse de ne pas avoir sauté de classe car j’ai pu rester avec mes ami(e)s. Il est important de souligner que sauter une classe peut être traumatisant pour un enfant et donc nuire au développement de son intelligence interpersonnelle. Alors finalement, est-ce que ça vaut le coup ?
Je vous laisse me partager vos expériences sur ce sujet,
Dans l’attente de vous lire,
Claire